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  • Stanislas

Comment compter sur la chance pour faire décoller ta carrière? — Partie 1

Tu vis dans un grand champ de pommes.

Tu te balades à travers les rangées.

Il y a plein de pommiers autour de toi et dans ta vie tu n’as qu’un seul et unique objectif :

Être certain chaque jour de remplir ton sac de pommes…

Seulement, il y a une règle :

Chaque jour, tu ne peux cueillir que sur un seul pommier.

Selon toi, quelle est la meilleure stratégie pour être certain de remplir ton sac au fil des semaines?

Garde ta réponse en tête, on y reviendra à la fin de l’article.

« Anyway, quoiqu’il fasse il a toujours de la chance, lui » « Moi c’est simple il ne m’arrive que des bad luck » « Non, mais c’est normal qu’il réussisse lui, il est né sous une bonne étoile »

Ça te dit quelque chose ces réflexions? Y a une idée qui est très répandue : La chance dans la vie soit tu l’as, soit tu ne l’as pas. À ce demander si à chaque accouchement. Il y a la fée de la chance qui flip une pièce de la main gauche et prend des notes de la main droite : « Aïe pile, bon, Sophie née le 29 octobre : pas de chance dans la vie, Tcheck✔️.»



C’est fou, car « la chance » c’est un sujet qui fait partie intégrante de notre quotidien. Mais on lui accorde souvent une portée, mystique, surnaturelle. Tout le monde en veut, mais personnes est capable de la maitriser. Et ce n’est pas faute d’essayer! L’être humain à une imagination incroyable pour créer des porte-bonheurs ou des rites. J’ai lu celui-là récemment qui est vraiment pas mal. Les Red Wings de Détroit ont une tradition… originale! À la coupe Stanley, à chaque début de série, pour leur porter chance, ils jettent un (ou plusieurs) poulpe sur la glace, normal.


Premier surpris… Y a même des gifs de cette événements. Est-ce que l’on est prédestiné à être malchanceux? Aucun suspense aujourd’hui : NON Et tu sais pourquoi? Car la langue française est bien faite. On dit « PROVOQUER » la chance et le professeur Richard Wiseman va nous le prouver. Mr Wiseman est professeur de psychologie à l’université d’Hertfordshire à Londres. Et comme tout psychologue, il a des passe-temps… différents? Il s’est amusé à poster 2 petites annonces dans le journal de Londres :

« Chanceux? Vous réussissez tous ce que vous entreprenez, on a des questions pour vous ! » « Malchanceux, les chats noirs sont vos meilleurs amis, venez-nous nous rencontrer! »

C’est ainsi que Richard c’est retrouvé avec un échantillon de 400 personnes, d’âges et de situation divers. 200 « malchanceux » et 200 « chanceux ». Après 10 ans d’études (car oui, Richard aime prendre son temps), il dévoile dans un article ses résultats. Petite parenthèse, tu peux trouver le lien vers l’article dans les sources. Je me suis basé en grande majorité sur l’étude pour rédiger cette série sur la chance, fermée la parenthèse. Richard a observé 3 caractéristiques qui définissent les personnes chanceuses :


- Ils sont qualifiés à créer et remarquer des opportunités - Ils adoptent une attitude qui transforme la malchance en chance. - Ils créent des prophéties autoréalisatrices.

Derrière chaque caractéristique, il y a tellement d’expériences et d’idées que j’ai décidé de faire une série de 3 articles qui va développer chacune, à sa juste valeur. Donc, dans la recette de la chance aujourd’hui on se “focus” sur un ingrédient. Créer et remarquer des opportunités!


1. L’expérience du journal — Se préparer à une opportunité Si on « provoque » la chance, c’est qu’on prévoit une action derrière. C’est pour l’attraper! Attraper une occasion ça demande un effort et les footballeurs le savent. Avoir une bonne vision de jeu pour repérer une passe décisive, ça demande, du temps et de l’entrainement. Pendant le match, le joueur va se démarquer et va mettre en place un contexte favorable pour attraper la chance.


Le professeur Wiseman a fait une expérience avec ces candidats à ce sujet. Il a donné un journal au chanceux et malchanceux et leur a posé une question simple : Combien il y a d’images en tout à l’intérieur du journal? Ensuite, il a lancé un chrono pour voir le temps respectif de chacun. Résultats? Les malchanceux prenaient environ 2 min à répondre alors que les chanceux eux ne prenaient que quelques secondes. Pourquoi? À la seconde page il y avait en GROS, le message :


« Arrête de compter, il y a 43 images ».

Les malchanceux avaient tendance à le louper et les chanceux à le repérer. Pire le professeur à pousser l’expérience plus loin « just for fun ». Il a placé un second message au milieu du journal, il était écrit en lettre capitale : « Stop counting, tell the experimenter you have seen this and win $250 ». Même résultat. Comment peut-on passer à ce point à côté de l’évidence? Le professeur explique : En général, les personnes malchanceuses sont beaucoup plus anxieuses . Elles vont alors être crispés, stressés et se concentrer sur une seule tâche en particulier en oubliant tout ce qu’il y a autour.


“The harder they looked, the less they saw”

Voir les opportunités, c’est avant tout respirer, prendre du recul. C’est essentiel de surtout rester ouvert à ce que la vie peut nous apporter. La vie ne nous donne peut-être pas ce que l’on veut, mais c’est peut-être ce qu’il nous faut. À vouloir absolument une blonde est-ce que tu n’es pas passé à côté d’une belle amitié? À vouloir absolument ce travail, précisément, est-ce que tu n’es pas passé à côté d’un poste différent, mais qui te correspondrais mieux?


2. Provoquons la chance! — L’art de toujours avoir des pommes dans son panier. En interrogeant son échantillon de candidat chanceux, le professeur remarqua un point commun. Ils ont des stratégies pour modifier leur routine. Ça paraît anodin, mais c’est un principe essentiel! Un candidat, par exemple, avait l’habitude de changer son trajet pour aller au travail lorsqu’il avait une décision importante à prendre. Un autre avait une stratégie bien à lui pour faire de nouvelles rencontres. Il avait remarqué qu’en soirée il discutait toujours avec le même type de personnes. Pour briser cette routine, il a décidé de penser à une couleur avant d’être à la soirée et de discuter seulement avec les personnes qui avait des vêtements de la même couleur. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé une fois à ne discuter qu’avec des femmes en robes rouges et une autre fois qu’avec des hommes en t-shirt noir.

L’art de provoquer la chance c’est avant tout l’art de se provoquer soi-même.

C’est l’envie profonde de vouloir changer ses habitudes de vie pour provoquer l’inattendu… Les habitudes sont le pilote automatique de notre cerveau, les changer c’est l’éveiller! Revenons dans notre champ de pomme du début. Alors, selon toi quelle est la meilleure stratégie pour être certain de remplir ton sac de pomme?


Visuellement je te donnes mon maximum là ;) Les pommes ne sont pas infinies, elle demande un temps pour pousser, mûrir. Si tu reviens chaque jour au même endroit, au même pommier… ça deviendra de plus en plus complexe de trouver des pommes… c’est logique, non? Si ça l’est pour les pommes, pourquoi ça ne le serait pas pour la chance? À fréquenter toujours les mêmes lieux, les mêmes groupes, tu épuises doucement le capital chance de ces espaces… Concrètement, il y a plein de moyens de changer ces habitudes et même en temps de COVID!

· Changer son trajet le matin, changer d’épicerie, · Commencer un nouveau sport, passion, · Discuter avec des veilles connaissances, · Parler via les réseaux sociaux avec des personnes que l’on admire ou qu’on est curieux de rencontrer.

La limite ici ne sera QUE ta propre créativité… À RETENIR Donc, si on se fait un petit Récap Rapide, on a vu que : La chance n’est pas innée, mais s’acquiert. On la provoque en partie en créant des opportunités, Pour cela il faut : - Se préparer, en gardant l’esprit ouvert et serein. - Créer les opportunités en changeant régulièrement des habitudes de vie. La chance c’est énormément de changements internes. Le prochain article de la série sera justement sur notre perception des événements. Concrètement? On va étudier ta réaction si demain tu te prends une balle dans la jambe.


Merci sincèrement d’avoir lu jusqu’ici, Si tu as aimé l’article, je vais te demander un petit service… Je ne veux pas de cœur, like ou que tu le partages sur tes réseaux. Si pendant l’article tu as pensé à quelqu’un de ton entourage qui pense être « malchanceux » ou que pourrai simplement être intéressé. Envoie-lui cet article en message privé. Tu ne pourras pas me faire plus plaisir! Amicalement — Stan Source : http://www.richardwiseman.com/resources/The_Luck_Factor.pdf

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